Il y a 150 ans naissait Marcel Schwob !

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Il y a 150 ans naissait Marcel Schwob !

A l'occasion des 150 ans de la naissance de Marcel Schwob, la Bibliothèque vous invite à découvrir ou redécouvrir cet écrivain méconnu du grand public

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Marcel Schwob naît à Chaville (Seine-et-Oise, aujourd'hui Hauts-de-Seine) le 23 août 1867 dans une famille de lettrés, son père, George, est un ami de Théodore de Banville et de Théophile Gautier, tandis que sa mère, Mathilde Cahun appartient à une famille d'intellectuels juifs alsaciens.
En décembre 1878, Marcel Schwob publie son premier article dans le journal nantais le Phare de la Loire, dont son père est le directeur. Il s'agit d'un compte-rendu de lecture d'Un capitaine de quinze ans de Jules Verne. En 1878-79, il est élève de sixième au Lycée de Nantes, où il obtient le 1e Prix d'excellence. Il passe directement en quatrième où il reçoit le 6e accessit d'excellence (2e Prix de version grecque). En troisième, il est 2e Prix d'excellence (1e Prix de composition française et d'anglais).
En 1881, il est envoyé à Paris chez son oncle maternel, Léon Cahun, bibliothécaire en chef de la Bibliothèque Mazarine. Durant ses études au Lycée Louis-le-Grand, il se lie d'amitié avec Léon Daudet et Paul Claudel.

Il développe un don pour les langues et devient rapidement polyglotte. En 1884, il se passionne pour Robert Louis Stevenson, qui deviendra un de ses modèles.
Il échoue au concours d'entrée de l'École normale supérieure, mais est reçu premier à la licence ès lettres en 1888. Il échoue de nouveau à l'agrégation en 1889 et choisit alors une carrière d'homme de lettres et de journaliste, collaborant au Phare de la Loire, à l’Événement, à l’Écho de Paris. Il dirige le supplément littéraire de ce journal, où il introduit Alfred Jarry en 1894 (Ubu roi, en 1896, lui est dédicacé). Il fréquente Paul Valéry, André Gide, Jules Renard et Colette mais aussi Oscar Wilde.

Il se passionne également pour la linguistique et notamment l'argot et commence à publier des séries de contes, à la limite du poème en prose, où il crée des procédés littéraires qui seront repris par d'autres écrivains ultérieurement. Ainsi Le Livre de Monelle, en 1894, annonce Les Nourritures terrestres d'André Gide (Marcel Schwob lui en voudra pour cela) ; La Croisade des enfants, l'année suivante, annonce William Faulkner dans As I Lay Dying ; il influence également Borges. Plusieurs de ses recueils sont rapidement traduits en anglais, comme Mimes et La Croisade des enfants.

En 1900, il épouse l'actrice Marguerite Moreno, l'amie de Colette, qu'il a rencontrée en 1895.

La santé de Marcel Schwob se détériore. Il tente de fuir son destin en voyageant, à Jersey et, d'octobre 1901 à mars 1902, à Samoa, là même où Stevenson avait fini sa vie. Marcel Schwob a cependant le temps de revenir en France, terminant sa vie en reclus, laissant une œuvre inachevée. Il meurt d'une grippe le 26 février 1905, à l'âge de trente-sept ans.

Source Wikipédia

 

 

A la Bibliothèque municipale de Nantes

B441096101_SCHWOB_ms3363_001.jpg (La croisade des enfants)

 

À la suite du Colloque de Cerisy, organisé à l’été 2005, la bibliothèque municipale de Nantes a rendu hommage à son tour à Marcel Schwob en lui consacrant une exposition qui s’est tenue de mars à début juin 2006, en partenariat avec la Société Marcel Schwob.
À travers l’exposition, les conférences, les lectures et les ateliers proposés, la bibliothèque a voulu faire redécouvrir les diverses facettes de cet écrivain et donner à découvrir les collections qu’elle conserve et enrichit depuis de nombreuses années. Car si Marcel Schwob n’a vécu à Nantes qu’entre 1876 et 1882, chercheurs et passionnés peuvent aujourd’hui le retrouver dans nos collections patrimoniales dont une partie a été numérisée.

 

 

 

 

 

 

Actualités

17-300x442.jpg17 vies brèves et un hommage à Marcel Schwob
par Bernard Chambaz

Bernard Chambaz, 17, Paris, Editions du Seuil, 2017, 244 p.


"J’en étais là, à ces échos assourdis et assourdissants des mitrailleuses au Chemin des Dames et des canons autour du Palais d’Hiver, quand je me suis avisé que 17 était advenu chaque siècle, au moins depuis le premier de notre ère. Et je me suis souvenu que 17 c’était aussi XVII, le « j’ai vécu » des Romains dont la puissance fatale n’avait échappé ni aux auteurs latins ni aux pilotes automobiles. Mon amoureuse m’a rappelé que Jack London venait de mourir en novembre dernier. C’était une raison suffisante sinon nécessaire pour donner l’accolade à la grande armée des vaincus et pour nous offrir un petit tour de manège avant qu’il ne soit trop tard.

Alors j’ai décidé de tracer ces 17 vies brèves de personnes plus ou moins célèbres, nées ou mortes en 17.

Par vie brève, je n’entends pas que la vie soit plus ou moins courte ou écourtée, mais la brièveté à quoi nous sommes habitués à la résumer. C’est le «fait de dire en peu de mots», ramasser à ce qui est considéré, à tort ou à raison, comme l’essentiel. Abréger toute une existence, parfois en six dates, quand deux sont déjà prises par la naissance et la mort. En bref, c’est donc écrire en résumé."

Bernard Chambaz

 

 

 

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Sinn und Form, juillet-août 2017

Marcel Schwob, « Manapouri, Eine Seereise nach Samoa 1901/02 » [sept lettres de Marcel Schwob à Marguerite Moreno extraites de Voyage à Samoa], traduction et introduction de Gernot Krämer, Sinn und Form, Beiträge zur Literatur, Herausgegeben von der Akademie der Künst de Berlin, 69. Jahr, 4. Heft, Juli / August 2017, p. 480-495.


"Auteur notamment de Marcel Schwob, Werk und Poetik (2005) et traducteur de quelques-unes des œuvres de l’écrivain (Cœur double, La Croisade des enfants), Gernot Krämer propose aux lecteurs de Sinn und Form, la revue de littérature de l’Académie des Arts de Berlin, un choix de quelques lettres parmi celles que l’écrivain a adressées à son épouse Marguerite Moreno au cours de son voyage maritime dans le Pacifique d’octobre 1901 à mars 1902. Il s’agit du début du périple de l’auteur (23, 24, 29, 30 octobre et 1er, 2 et 3 novembre), avant son arrivée à Colombo. Les lecteurs de Marcel Schwob attendent avec impatience la suite de cette traduction du Voyage à Samoa, la première en langue allemande, que Gernot Krämer doit faire paraître prochainement."

Bruno Fabre, Société Marcel Schwob

 

 

Textes critiques sur Schwob

Articles critiques, articles de presse, comptes rendus de livres sur Marcel Schwob [Textes en ligne en libre accès], classés par ordre alphabétique d'auteur.

 

 

Pour aller plus loin :

La Société Marcel Schwob réunit en France et dans le monde entier tous ceux (amateurs, lettrés, chercheurs, artistes) qui ont à coeur de mieux faire connaître et apprécier l'oeuvre de Schwob et d'encourager les lectures schwobiennes en les diffusant au moyen de cahiers annuels : Spicilèges - Cahiers Marcel Schwob

 

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